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SUPERPOSITION Transformation d’un appartement à la Tour-de-Peilz

Copyright: David BARD
SUPERPOSITION
Transformation d’un appartement à la Tour-de-Peilz
Le projet consiste en la transformation d’un appartement au sein d’une maison construite dans les années 1930 comme demeure bourgeoise, puis convertie après-guerre en un petit immeuble abritant un logement par étage. Cette architecture possède de réelles qualités : hauteur sous plafond, finesse des moulures et surtout une spatialité permettant à chaque appartement de bénéficier de quatre orientations distinctes. Toutefois, cette dernière qualité souffrait d’un plan strictement cellulaire, sans enfilade ni relations entre les pièces. Le parti pris de l’intervention consiste donc à fluidifier les espaces, tout en préservant le schéma distributif d’origine. La dialectique du projet se construit alors sur cette dichotomie : les éléments ajoutés se matérialisent comme des meubles articulant un plan libre, superposé à la typologie cellulaire originelle.
La cloison divisant les deux pièces côté lac a été abattue pour libérer un vaste espace de jour bénéficiant de trois orientations. Les massifs de cheminées qui marquent la séparation entre le séjour et le hall central ont été transformés en un meuble vestiaire articulant la transition avec le séjour, tandis que deux autres meubles, accueillant notamment un dressing, la cuisine et une bibliothèque, s’adossent aux murs de refends et intègrent des portes coulissantes qui permettent la fermeture des pièces situées aux angles nord de l’édifice. Lorsqu’elles sont ouvertes, l’espace s’unifie, les diagonales se libèrent, et partout où le regard se pose, il trouve une nouvelle fenêtre, une nouvelle orientation.
Transformation d’un appartement à la Tour-de-Peilz
Le projet consiste en la transformation d’un appartement au sein d’une maison construite dans les années 1930 comme demeure bourgeoise, puis convertie après-guerre en un petit immeuble abritant un logement par étage. Cette architecture possède de réelles qualités : hauteur sous plafond, finesse des moulures et surtout une spatialité permettant à chaque appartement de bénéficier de quatre orientations distinctes. Toutefois, cette dernière qualité souffrait d’un plan strictement cellulaire, sans enfilade ni relations entre les pièces. Le parti pris de l’intervention consiste donc à fluidifier les espaces, tout en préservant le schéma distributif d’origine. La dialectique du projet se construit alors sur cette dichotomie : les éléments ajoutés se matérialisent comme des meubles articulant un plan libre, superposé à la typologie cellulaire originelle.
La cloison divisant les deux pièces côté lac a été abattue pour libérer un vaste espace de jour bénéficiant de trois orientations. Les massifs de cheminées qui marquent la séparation entre le séjour et le hall central ont été transformés en un meuble vestiaire articulant la transition avec le séjour, tandis que deux autres meubles, accueillant notamment un dressing, la cuisine et une bibliothèque, s’adossent aux murs de refends et intègrent des portes coulissantes qui permettent la fermeture des pièces situées aux angles nord de l’édifice. Lorsqu’elles sont ouvertes, l’espace s’unifie, les diagonales se libèrent, et partout où le regard se pose, il trouve une nouvelle fenêtre, une nouvelle orientation.







Copyright général des photographies: David BARD


Copyright général des plans / schémas / graphiques: BARD YERSIN architectes
Textes Critères de Davos
Gouvernance
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Fonctionnalité
La transformation vise une amélioration significative du confort et de l’usage, tout en respectant la typologie d’origine. La fluidification des espaces répond aux besoins contemporains de flexibilité, de lumière et de relations visuelles, sans altérer la structure existante. Les éléments ajoutés, conçus comme des meubles, permettent une grande adaptabilité des usages présents et futurs, tout en sauvegardant les qualités patrimoniales du logement.
Environnement
Le projet privilégie la conservation et la transformation plutôt que la démolition, réduisant ainsi l’empreinte environnementale de l’intervention. En valorisant le bâti existant, il limite la consommation de ressources et prolonge le cycle de vie de l’édifice. La reconfiguration spatiale améliore l’apport de lumière naturelle. Tandis que le remplacement des fenêtres contribuent à un meilleur confort thermique et à une utilisation plus sobre de l’énergie.
Économie
L’intervention mise sur une économie de moyens et une plus-value durable. En conservant la structure, les matériaux nobles et les éléments architecturaux existants, le projet limite les coûts tout en augmentant la valeur d’usage et patrimoniale du bien. Les ajouts, concentrés et précis, sont conçus pour durer et s’adapter dans le temps, favorisant un investissement à long terme plutôt qu’une rentabilité immédiate.
Diversité
La requalification du plan favorise une diversité d’usages et de modes d’appropriation. Les espaces fluides et interconnectés encouragent les interactions, tout en permettant des degrés variables d’intimité grâce aux dispositifs coulissants. Le projet propose ainsi un cadre domestique inclusif et évolutif, capable d’accueillir différentes configurations de vie et de renforcer la cohésion spatiale à l’échelle du logement.
Contexte
Le projet s’inscrit en continuité avec le contexte bâti des années 1930, dont il révèle les qualités sans les figer. Les interventions contemporaines dialoguent avec la typologie cellulaire d’origine, les proportions et les éléments architecturaux existants. Cette superposition lisible entre héritage et transformation affirme une cohérence spatiale respectueuse de l’échelle, de la matérialité et de l’histoire du lieu.
Esprit du lieu
En révélant la spatialité originelle et les multiples orientations de l’appartement, le projet renforce l’identité du lieu et la relation affective de ses habitants à l’espace. La libération des diagonales, les vues croisées et la lumière omniprésente participent à une expérience sensible et généreuse du logement, favorisant l’attachement, le bien-être et la qualité de vie au quotidien.
Beauté
La beauté du projet réside dans l’équilibre entre retenue et transformation. Les interventions, pensées comme des meubles, composent avec l’existant sans le concurrencer, révélant les proportions, la lumière et les perspectives. L’esthétique naît de la clarté spatiale, de la continuité des vues et de la justesse des gestes architecturaux, offrant une expérience sensible harmonieuse et durable.
Caractéristiques
Lieu
Avenue de Jaman 5, 1814 La Tour-de-Peilz
Catégorie d'ouvrage (SIA 102)
Habitat
Type de tâche
Transformation
Type de procédure
Mandat direct
Coût de construction en CHF (SIA 416)
255'000
Surface de plancher en m² (SIA 416)
105
Planification
2022 → 2022
Réalisation
2023 → 2024
Année de mise en service
2024
Soumissionnaire(s) | Intervenants
Génie civil
Daniel Bard