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Les Messicoles

Copyright: Eik Frenzel
« Les Messicoles » est un projet de 120 logements dans le nouveau quartier des Grands-Esserts à Veyrier. Il se compose de 3 bâtiments de logements de 40 appartements chacun (2x locatifs et 1x PPE) et d’un parking souterrain, réalisés dans le cadre d’un plan localisé de quartier en z.
Les plantes messicoles accompagnent les moissons. Les messicoles sont donc des plantes herbacées, généralement annuelles, qui poussent dans les champs cultivés, sans y avoir été semées par l’homme (coquelicots, bleuets, nigelles, etc.). Le projet architectural s’inspire des principes d’interaction des fleurs messicoles avec leur environnement. Par analogie et dans un esprit de pluralité, les trois nouveaux bâtiments, qui s'inscrivent dans une forme hexagonale, mettent en exergue les synergies entre bâtiments et nature : relations intérieures et extérieures, échanges sociaux et culturels.
Les trois bâtiments sont développés dans un esprit de symbiose spontanée avec le paysage, en limite de zone agricole. Leur implantation et leur volumétrie en pétale résultent d’une maximisation des qualités domestiques et de leurs prolongements rayonnants. Les aménagements paysagers réinterprètent le dessin des bandes céréalières agricoles par des couches thématiques à la végétation et à l’arborisation différenciées (potager, verger haute-tige, prairie, bocage) afin de contextualiser l’implantation des trois bâtiments. Ces bandes plantées offrent des lieux d’appropriation et de rencontre comme des espaces de jeux, de pique-nique et de potagers collectifs. Elles offrent aussi des potentiels de développement de la biodiversité. Des cheminements organiques se faufilent entre les bandes aménagées et conduisent jusqu’aux entrées des bâtiments.
Les typologies de logements (3, 4 et 5 pièces) s’articulent autour d’une cuisine traversante qui agit comme une rotule entre les espaces d’entrée et de salon pour s’ouvrir successivement sur le paysage. Un généreux balcon filant relie les espaces de jour et de nuit.
Les plantes messicoles accompagnent les moissons. Les messicoles sont donc des plantes herbacées, généralement annuelles, qui poussent dans les champs cultivés, sans y avoir été semées par l’homme (coquelicots, bleuets, nigelles, etc.). Le projet architectural s’inspire des principes d’interaction des fleurs messicoles avec leur environnement. Par analogie et dans un esprit de pluralité, les trois nouveaux bâtiments, qui s'inscrivent dans une forme hexagonale, mettent en exergue les synergies entre bâtiments et nature : relations intérieures et extérieures, échanges sociaux et culturels.
Les trois bâtiments sont développés dans un esprit de symbiose spontanée avec le paysage, en limite de zone agricole. Leur implantation et leur volumétrie en pétale résultent d’une maximisation des qualités domestiques et de leurs prolongements rayonnants. Les aménagements paysagers réinterprètent le dessin des bandes céréalières agricoles par des couches thématiques à la végétation et à l’arborisation différenciées (potager, verger haute-tige, prairie, bocage) afin de contextualiser l’implantation des trois bâtiments. Ces bandes plantées offrent des lieux d’appropriation et de rencontre comme des espaces de jeux, de pique-nique et de potagers collectifs. Elles offrent aussi des potentiels de développement de la biodiversité. Des cheminements organiques se faufilent entre les bandes aménagées et conduisent jusqu’aux entrées des bâtiments.
Les typologies de logements (3, 4 et 5 pièces) s’articulent autour d’une cuisine traversante qui agit comme une rotule entre les espaces d’entrée et de salon pour s’ouvrir successivement sur le paysage. Un généreux balcon filant relie les espaces de jour et de nuit.









Copyright général des photographies: Paola Corsini





Copyright général des plans / schémas / graphiques: DREIER FRENZEL
Textes Critères de Davos
Gouvernance
Le projet est issu d’un concours, organisé par la FIVV. La création d’un consortium d’architectes (Dreier Frenzel et Tekhne) a permis de coordonner les enjeux architecturaux, financiers et opérationnels. Dans le cadre du PLQ, la planification a nécessité une intense coordination entre la FIVV et les projets connexes : réaménagements routiers, aménagements des espaces publics, éco-point, servitudes (DDP) avec la CPEG (propriétaire foncier), gestion des terres, coordination de chantier.
Fonctionnalité
Chaque bâtiment possède un niveau de sous-sol avec des locaux communs : buanderie, caves, locaux vélos, locaux techniques, etc. L’accès aux immeubles s’effectue par deux entrées généreuses qui traversent le cœur de chaque immeuble. Les paliers d’étage sont accompagnés d’un vide occupé par une œuvre d’art, issue d'un concours, qui réunit tous les étages. L’organisation des appartements autour d’un noyau central, permettant la disposition de six appartements par étage (un appartement par pétale).
Environnement
Le projet répond au standard THPE et se raccorde au réseau de chauffage à distance. Les toitures sont équipées de panneaux solaires thermiques.
Afin de dégager un pourcentage maximal de surface en pleine terre, le parking souterrain de 124 places est compacté sur trois étages, réduisant ainsi son emprise au sol. Des potagers collectifs sont disposés sur la partie excavée. Les aménagements paysagers sont conçus pour créer une diversité de milieux, en favorisant des espèces indigènes.
Afin de dégager un pourcentage maximal de surface en pleine terre, le parking souterrain de 124 places est compacté sur trois étages, réduisant ainsi son emprise au sol. Des potagers collectifs sont disposés sur la partie excavée. Les aménagements paysagers sont conçus pour créer une diversité de milieux, en favorisant des espèces indigènes.
Économie
Le projet a fait l’objet d’un contrôle attentif de l’OCLPF sur son coût de construction et son rendement financier. La FIVV est une fondation publique qui dispose d’un fond pour promouvoir le logement collectif. Le projet a permis un équilibrage entre les aspects économiques, sociaux, environnementaux. Les surfaces sont dimensionnées pour garantir des loyers abordables, tout en créant des espaces communs et mutualisés : salle commune, buanderie, local pour les plantages, aménagements extérieurs.
Diversité
Ces paliers généreux aux géométries riches offrent une zone d’entrée appropriable pour chaque appartement.
Les principes architecturaux sont identiques pour les trois immeubles (PPE, HM et HM-LUP), tout en tenant compte de la diversité des populations et des usages. Des typologies dotées de halls d'entrée généreux proposent un espace supplémentaire, permettant des formes d'appropriation variées selon les besoins et les pratiques quotidiennes.
Les principes architecturaux sont identiques pour les trois immeubles (PPE, HM et HM-LUP), tout en tenant compte de la diversité des populations et des usages. Des typologies dotées de halls d'entrée généreux proposent un espace supplémentaire, permettant des formes d'appropriation variées selon les besoins et les pratiques quotidiennes.
Contexte
Le PLQ développé dans l’environnement naturel et préservé du Plateau de Vessy génère des morphologies urbaines variées : grandes formes le long de la route, îlots ouverts en cœur de périmètre, plots placés aléatoirement en bout d’urbanisation. Sis dans un des méandres de l’Arve ce nouveau quartier périurbain aux accents champêtres fait face à la zone agricole. La construction de trois volumes ponctuels fait référence aux plantes messicoles qui viennent fleurir les champs fraîchement semé.
Esprit du lieu
Chaque appartement s’articule autour d’une séquence spatiale. Positionnée à l’interface du hall d’entrée et du salon, la cuisine traversante joue un rôle de pivot, offrant une perspective privilégiée sur le paysage environnant. Un balcon filant longe toutes les pièces de vie de l’appartement, articulant une relation étroite entre l’intérieur et l’extérieur. Dans les zones de nuit, l’accès aux chambres et sanitaires fonctionne comme un espace de transition entre les espaces intimes et collectifs.
Beauté
La complémentarité des lignes horizontales, qui expriment la répétition des étages, et des proportions verticales, qui formalisent les pétales des volumes bâtis, engendrent une déclinaison sensible des décrochés de façades. L’exosquelette composé de piliers filigranes, les têtes de dalle en béton et les balcons filants apportent une richesse supplémentaire dans le jeu d’ombres et de profondeurs des façades. Les choix colorimétriques soutiennent le propos floral.
Caractéristiques
Lieu
Grands-Esserts, Veyrier
Catégorie d'ouvrage (SIA 102)
Habitat
Type de tâche
Nouvelle construction
Type de procédure
Concours
Type de concours
Concours sur invitation
Coût de construction en CHF (SIA 416)
50'000'000 CHF
Surface de plancher en m² (SIA 416)
12'500
Planification
2016 → 2022
Réalisation
2022 → 2025
Année de mise en service
2025
Soumissionnaire(s) | Intervenants
Architecture
Directions des travaux
Architecture du paysage
Photographie
Maître d'ouvrage
Art dans le bâtiment et dans l'espace public