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Piscine 10B

Copyright: Johannes Marburg
Le site de la Piscine 10, autrefois occupé par de halles artisanales, devient un pôle administratif cantonal dédié à l’environnement. Le bâtiment B, conçu en 1978 par Jean Cagna, est transformé pour accueillir trois services environnementaux réunis autour d’un laboratoire partagé.
Le projet valorise l’existant. L’architecture d’origine — volumes généreux et structure apparente — est préservée et réinterprétée. Les services s’organisent autour d’une rue intérieure commune qui favorise les interactions. Un plancher réversible permet une occupation sur deux niveaux tout en laissant visible la trame du bâtiment.
D’entente avec le MO, l’approche privilégie circularité et sobriété. Le site mobilise ses ressources naturelles : La nappe phréatique assure chauffage et rafraîchissement, tandis que l’énergie solaire contribue à l’alimentation électrique. Les aménagements intérieurs font appel à des matériaux à faible impact environnemental, tels que le bois et la terre crue.
Le projet repose sur une économie de matière. La structure existante en béton est conservée. L’isolation intérieure en béton cellulaire, posée au mortier, supprime le pare-vapeur et forme un ensemble monolithique, homogène et recyclable. Le nouveau plancher mixte acier-béton optimise le rapport masse/performance, et intègre des poutrelles perforées qui permettent le passage des réseaux techniques tout en maximisant la hauteur utile. Les cloisons, en adobe, régulent naturellement le climat intérieur et s’inscrivent dans une logique de réversibilité.
La gestion de l’eau est intégrée dès la conception. Les toitures assurent une rétention différenciée selon leur capacité structurelle, et les eaux pluviales sont collectées pour l’irrigation des aménagements extérieurs. La toiture accueille également des panneaux photovoltaïques verticaux expérimentaux. Au sud, un parc végétalisé, en cours d’aménagement, remplace les surfaces minérales et amorce la mutation du quartier avec l’extension du futur parc Ronquoz 21.
Le projet valorise l’existant. L’architecture d’origine — volumes généreux et structure apparente — est préservée et réinterprétée. Les services s’organisent autour d’une rue intérieure commune qui favorise les interactions. Un plancher réversible permet une occupation sur deux niveaux tout en laissant visible la trame du bâtiment.
D’entente avec le MO, l’approche privilégie circularité et sobriété. Le site mobilise ses ressources naturelles : La nappe phréatique assure chauffage et rafraîchissement, tandis que l’énergie solaire contribue à l’alimentation électrique. Les aménagements intérieurs font appel à des matériaux à faible impact environnemental, tels que le bois et la terre crue.
Le projet repose sur une économie de matière. La structure existante en béton est conservée. L’isolation intérieure en béton cellulaire, posée au mortier, supprime le pare-vapeur et forme un ensemble monolithique, homogène et recyclable. Le nouveau plancher mixte acier-béton optimise le rapport masse/performance, et intègre des poutrelles perforées qui permettent le passage des réseaux techniques tout en maximisant la hauteur utile. Les cloisons, en adobe, régulent naturellement le climat intérieur et s’inscrivent dans une logique de réversibilité.
La gestion de l’eau est intégrée dès la conception. Les toitures assurent une rétention différenciée selon leur capacité structurelle, et les eaux pluviales sont collectées pour l’irrigation des aménagements extérieurs. La toiture accueille également des panneaux photovoltaïques verticaux expérimentaux. Au sud, un parc végétalisé, en cours d’aménagement, remplace les surfaces minérales et amorce la mutation du quartier avec l’extension du futur parc Ronquoz 21.












Copyright général des photographies: Johannes Marburg




Copyright général des plans / schémas / graphiques: mijong sàrl
Textes Critères de Davos
Gouvernance
La création d’un pôle environnemental cantonal avec le premier regroupement de trois services à pour vocation de mutualiser des équipements. L’idée du bâtiment est de favoriser les échanges transversaux entre les services afin de permettre l’émergence d’un pôle de compétences collaboratif. Le projet a une approche co-créative et est mené par un groupe de travail interservices avec le Canton et le planificateur.
Fonctionnalité
Fruit d’une étroite collaboration avec la protection des travailleurs, le projet valorise la structure existante et la met au goût du jour en fonction des normes en vigueur. Les matériaux intérieurs assurent confort thermique et qualité de vie. Le plancher et les cloisons intermédiaires s’inscrivent dans une logique de réversibilité et circularité. La rue intérieure, sociale et transversale, favorise les échanges entre services et répond ainsi à une des premières exigences du groupe de travail.
Environnement
La réutilisation de la structure réduit l’énergie grise. Le bâtiment exploite les ressources naturelles du site, est autonome en production et en consommation : la nappe phréatique pour le chauffage/rafraîchissement, l’énergie solaire alimente le réseau, la rétention permet un meilleur rendement, les eaux pluviales pour l’irrigation des espaces extérieurs. Les matériaux à faible impact — bois, terre crue, béton cellulaire — assurent sobriété et circularité tout au long de leur cycle de vie.
Économie
La transformation conserve la structure existante, complète et modifie ponctuellement. Les systèmes énergétiques et constructifs garantissent durabilité et efficacité économique sur le long terme. De plus, en revalorisant ce bâtiment témoin du passé industriel du quartier des Ronquoz, le projet accroît sa valeur immobilière, tout en offrant une première initiative régénérative pour le futur quartier des Ronquoz 21.
Diversité
Le projet favorise la mixité des usages et l’interaction entre services. La rue intérieure et le parc extérieur créent des espaces partagés, soutenant collaboration, cohésion sociale et lien entre les usagers. Le site accessible et vivant, sis au sein de la ville du futur des Ronquoz 21, se veut résolument inclusif, ouvert et au service de la population du canton.
Contexte
Le bâtiment est situé au cœur du futur quartier des Ronquoz 21, la ville du XXIe siècle développé par Herzog et de Meuron : À l’origine à vocation industrielle, le quartier est désormais appelé à se transformer en quartier mixte et durable. En revalorisant un bâtiment industriel, le projet incarne la première initiative régénérative du quartier. Ses aménagements extérieurs amorcent par ailleurs le premier kilomètre du futur parc des Ronquoz.
Esprit du lieu
Jean Cagna a conçu ce bâtiment en 1978 comme hangar pour bus postaux. L’évolution des bus avec la modification de leur taille a rendu le bâtiment obsolète. Le Canton a repris le site pour le transformer en un pôle administratif proche de la gare. Le projet a été conçu avec la volonté de valoriser l’histoire du lieu, son passé industriel, sa structure et ses matériaux d’origine. Situé sous le couloir de l’aéroport, entouré de bâtiments éclectiques, le site est une exploration en soi.
Beauté
Le bâtiment existant, complété par une intervention minutieuse, offre une lecture spatiale généreuse et lumineuse. Le soin porté au choix des matériaux crée un lieu riche sur le plan sensoriel, baigné d’une lumière enveloppante. La lumière zénithale rythme le bâtiment qui vit au gré du temps et des saisons. Les traces du passé, visibles, sont assumées et inscrivent une continuité. La structure béton cadre son environnement de manière ludique. Le parcours intérieur devient une exploration.
Caractéristiques
Lieu
Sion
Catégorie d'ouvrage (SIA 102)
Commerce et administration
Type de tâche
Réutilisation
Type de procédure
Appel d'offre
Coût de construction en CHF (SIA 416)
Le maître d'ouvrage ne souhaite pas divulguer cette information.
Surface de plancher en m² (SIA 416)
4'742
Planification
2019 → 2023
Réalisation
2022 → 2025
Année de mise en service
2026
Soumissionnaire(s) | Intervenants
Génie civil
Maître d'ouvrage
Architecture du paysage
Conception électrique
Ingénierie acoustique
Technologie des matériaux
Signalétique